Nos réalisations
Actions concrètes
Concrètement, Sangalayi organise ou accepte des invitations pour animer dans des écoles comme ce fut le cas en Flandre (par exemple à Menen et à Lierde), et avec les Jeunesses Musicales, Sangalayi sillonne les écoles dans Bruxelles et en Wallonie. L'expérience dans des écoles d'enfants handicapés, dans des centres fermés et des centres IPPJ est toujours très positive et laisse un impact sur les jeunes. Par des mini-concerts et des commentaires sur les chansons et les contes, Sangalayi transmet aux jeunes des éléments de la culture africaine tels que le respect des parents, de l'aîné, de l'homme en général, de la nature et des biens publics. Les jeunes prennent connaissance des procédés mnémotechniques employés en Afrique traditionnelle pour apprendre aux enfants à connaître l'environnement et à vivre en symbiose avec la nature. Sangalayi est toujours prêt à partager davantage avec les jeunes néerlandophones l'expérience faite en Wallonie.
Impact du travail de Sangalayi
a) Sur nos compatriotes de la diaspora :
Le travail de Sangalayi est fort apprécié par les Africains de la diaspora quel que soit leur pays d'origine. L'air traditionnel comble la nostalgie qui ronge pas mal d'entre nous. Les thèmes de nos chansons laissent passer un message d'unité et de réconciliation, et donnent une lueur d'espoir pour l'avenir. Sangalayi est de plus en plus sollicité pour les soirées de mariage ou des fêtes privées. Beaucoup de parents recourent à Sangalayi et lui demandent de faire quelque chose pour aider les jeunes.
b) Sur le pays d'origine :
Au Kasayi même les ouvres de Sangalayi sont très bien accueillies. Les chansons sont fort écoutées sur les antennes de radio et dans les familles malgré le recopiage systématique (enregistrement pirate) dans un milieu où le pouvoir d'achat est insignifiant. Les albums de chansons Kasayi wa Balengèla et Njanja wa Lufwìla ont représenté beaucoup pour ces populations du Kasayi victimes d'une grande épuration ethnique dans le Katanga pendant les années du régime Mobutu finissant. Une épuration qui a vu le déplacement de plus de deux millions de personnes avec tout le cortège de misères qu'on connaît dans ce type de situation. Les chansons de Sangalayi ont constitué un soutien inestimable pour les populations victimes.
Ces chansons sont en outre employées comme un outil d'éducation, de conscientisation et de sensibilisation des populations face à leur destin. Il en est de même pour les contes auprès des enfants.
Au niveau de la région du Kasayi le travail de Sangalayi constitue un vecteur d'unité au niveau sentimental et émotionnel par le biais de la chanson quand on connaît l'histoire de cette région fortement déséquilibrée par des politiques ethnocides. Ceci peut inspirer d'autres au niveau du pays entier.
Sangalayi s'attelle sur place à monter un atelier de fabrication des instruments de musique. Le but est d'arriver à ouvrir un centre culturel.
En Belgique
Au niveau de la Belgique, pays d'accueil, Sangalayi comme groupe de musique a sillonné toute la Belgique. La musique traditionnelle du Kasayi est de plus en plus connue et appréciée. Ici le slogan de l'interculturel se réalise d'une manière concrète à travers un projet comme celui ci. Pour preuve, Sangalayi a travaillé en duo avec les artistes belges et autres. Un des partenariats artistiques le plus inattendu pour le groupe Sangalayi, ce fut d'être associé au concert mémorable du compositeur américain de musiques de films Hans Zimmer au Festival de Flandres à Gent notamment dans la partie des musiques du film Roi Lion.
Mais le duo le plus durable reste celui avec l'artiste populaire flamand Willem Vermandere dans le programme « In de donkerste dagen » avec une cinquantaine de représentations à travers la Flandre et la Holland. Plusieurs milliers de spectateurs demandent et redemandent ce programme comme modèle d'une certaine convergence des cultures et de lutte contre les préjugés et certains extrémismes politiques.
À travers ces manifestations on sent que la population européenne a soif de l'Afrique et elle s'ouvre de plus en plus à l'Afrique sous de nouveaux rapports où il y a à donner et à recevoir dans le respect mutuel.
Quelques réalisations :
- Sept albums de chansons avec des thèmes variés circulent entre les mains de nos compatriotes en Europe et dans plusieurs pays d'Afrique.
- Un film d'animation sur le mythe « Mikombo wa Kalewa » attend sa diffusion.
- Trois contes en K7 audio
- Un livre de conte « Tukwàà Matèmbwà » est édité, un livre de conte « Lùngù » pratiquement terminé attend un éditeur.
- Plusieurs heures de conférences et séminaires sur divers sujets sont enregistrés. Ceci constitue un travail d'archivage en vidéo qui nourrit la pensée.
- Quelques livres et essais en langue Tshilubà attendent la publication.
- Les cours des langues africaines sont dispensés chaque semaine au publique qui le désire.
- Des centaines de représentations et de concerts à travers les centres culturels, les écoles, les centres fermés, les IPPJ, les églises, les salles de concerts en Belgique, en hollande, en Allemagne (dont six à l'ancienne Belgique, un à Vooruit à Gend, Schouwburg à Antwerpen et au Kuipke à Gent) ont laissé un caché inoubliable.

